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Plaisance est une des nombreuses bastides fondées en Gascogne de
1250 à 1350. Ces villes nouvelles ont fait l'objet de nombreuses
études (1). Si elles présentent toutes
des caractères communs, il n'en reste pas moins vrai que leur site,
la date de leur fondation, la forme du peuplement (création «
ex-nihilo » ou revalorisation d'un domaine seigneurial par la construction
d'une bastide près d'un village plus ancien) ont fortement marqué
et leur plan et leur importance.
Créée en 1322,
en paréage par Jean 1er comte d'Armagnac et l'abbé de la
Case-Dieu (2) , Plaisance offre un certain nombre
de particularités qui la singularisent du groupe des bastides et
que nous nous proposons de dégager (3)
A. - LA MÉTHODE.
L'indigence de la documentation
du Moyen-âge et la quasi absence de vestiges du passé médiéval
dans la ville actuelle rendent difficile toute description
de la bastide au Moyen-âge. Un document de la première moitié
du XVe siècle (4
)
nous permet cependant, de circonscrire, à grands traits, le Plaisance
médiéval avec son enceinte, ses faubourgs, ses édifices
religieux, sa place à " garlande " (5),
sa
maison commune.
La ville d'Ancien régime
peut être, par contre aisément reconstituée à
partir de deux terriers : l'un de 1725 (6),
l'autre
de 1760
(7) et
du " Livre des Charges et Décharges " (8) de
la communauté du dernier tiers du XVIIIe siècle. Ajoutons
à ces documents cadastraux quelques pièces d'archives des
XVII' et XVIIIe siècles citant, ici, un quartier, là, une
porte ou encore un nom de rue et qui complètent notre connaissance
de la bastide avant 1789.
On retrouve dans le document médiéval un grand nombre de
noms cités dans les pièces d'archives des XVIIe et XVIIV'
siècles. Il semble donc que, dès la première moitié
du XV' siècle, la ville et ses faubourgs aient été
en place et que cet ensemble se soit maintenu sans grandes modifications
pendant tout l'Ancien régime.
Le Cadastre de 1826 (9)
nous
restitue le plan de la ville avant les grandes transformations de la cité
sous la " Monarchie de Juillet ". Aussi nous permet-il d'établir
quelques points de repère.
A la
différence de la ville actuelle au plan en étoile, Plaisance
sous la Restauration est une ville qui s'étire du Nord au Sud, le
long de l'Arros et de la route de Tasque à Ladevèze. L'enceinte
a disparu, cependant subsistent les dénominations " d'en ville "
et de " faubourg ". La ville est formée par dix îlots de maisons
au centre desquels se trouve la place à arcades. Au Nord s'étend
le " faubourg des Péjous " ou " quartier d'en bas ". Peu peuplé,
il se différencie du vaste " faubourg Sainte-Quitterie " qui prend
naissance à la jonction de la " rue du Pont " et de la " rue Sainte
Quitterie " pour rejoindre au Sud le " quartier de Rapine
".L'emplacement du futur " quartier de la Grande-Rue " et de l'église
est occupé par des jardins et prairies appelés " à
Mounat ". Sur la rive droite de la rivière, le long de " l'allée
des Ormeaux " s'alignent quelques maisons.
En ville,
sur la « place du Pont » on a, en 1817, aménagé
une halle dans l'édifice de l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (10).

Plan de la Bastide de Plaisance du Gers
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B. - PLAISANCE AU XVIII'
SIÈCLE (11)
1. - LA VILLE.
On appelle
ville l'ensemble des édifices, rues et places qui se trouvent à
l'intérieur de l'enceinte.
La bastide
a été construite près d'un gué, sur la rive
concave de l'Arros. Ce site présentait un double avantage: la ville
échappait aux inondations, tandis que la rivière devenait
à l'Est un large fossé.
Dès
le début du XVIIP siècle, une grande partie des remparts
a été détruite. Les maisons des îlots périphériques
confrontent directement avec l'Arros ou le fossé. Ce dernier enserrait
la ville dans un demi-cercle et plongeait ses extrémités
dans l'Arros. Prenant naissance au pied de la chapelle Saint-Nicolas
(12), il occupait l'actuelle
« rue du Pont » puis, face à l'atelier Ducastaing, il
bifurquait vers l'Ouest pour traverser les jardins des maisons Bonnafont
et Laurent. Au niveau de la tour (13),
il se dirigeait vers le Nord et suivait le tracé des actuelles «
rues des Pyrénées et Armagnac » jusqu'à la grange
L'officier. Là, il empruntait « l'impasse du Fossat »
et regagnait l'Arros.
Trois
portes, une tour d'angle constituent en 1765 les seuls vestiges importants
d'un système défensif fort délabré (14).
Quelques noms de rues ou
de maisons évoquent les éléments de l'enceinte primitive.
Plaisance
est sous l'Ancien régime une bastide à trois portes. Le «
portal debat » s'élevait dans l'actuelle « rue de la
Porte » (ancienne « rue du portal'debat ») entre la grange
Jourdan et la maison Pérés (15).
Diagonalement
opposé, le « portal dessus » se trouvait dans la «
rue Sainte-Quitterie », entre la maison Ducastaing et le jardin Jaymes
C'est au 12 de l'ancienne « rue du portal dessus » ou " rue
de la porte méridionale » que vivait au début du XVIII'
siècle, le portier de la ville, Guilhéaumes Sarran (16).
Portes principales
de la bastide, « portal debat » et « portal dessus »
faisaient communiquer la ville avec ses deux faubourgs.
Une troisième
porte est attestée par un document de 1682. Il s'agit de la «
porte neuve » (17) au nom
significatif, qui s'ouvrait sur le pont de bois, au Nord de la chapelle
Saint-Nicolas. Cette dernière porte n'est pas évoquée
dans la délibération du conseil de jurade du 9 octobre 1654
qui, décide alors que la peste s'est déclarée dans
le faubourg, de fermer pendant quarante jours les deux portes et fausses
portes de la ville (18).
Il semble
que la bastide primitive ait été une bastide à deux
portes et que les échanges de la ville avec la rive droite de l'Arros
se soient effectués pendant longtemps, par un pont qui se situait
dans le faubourg.
Au Sud-Ouest
de la ville se dresse une ancienne tour d'angle. Construite en moyen appareil
irrégulier, cette tour carrée a subi de nombreuses mutilations.
On discerne, sur la face Nord, deux meurtrières dont une pour arme
à feu. Transformée en prison en 1791 (19),
quand la ville devint le siège du tribunal du sixième district,
elle est aujourd'hui avec un pan de muraille, le seul vestige des remparts.
Le morceau de muraille
qui subsiste à l'Est est bâti en terre et galets roulés
(épaisseur: 1,40 ni à 1,50 ni). S'agit-il d'un pan de rempart
dépouillé de son double parement de pierre ? On ne peut l'affirmer.
La rareté des vestiges de remparts de la ville actuelle, les vagues
indications contenues dans les documents écrits (20)
nous obligent à être prudents quant au tracé et à
la composition de la muraille.
Certes,
les consuls de la ville possédaient encore, au XVIII siècle,
une carrière de pierre, au lieu-dit à « la peyrère
» (21). Mais il n'est pas
certain que la pierre ait été utilisée dans tous les
éléments des fortifications. Seules les portes et la tour
d'angle étaient peut-être en maçonnerie. L'emploi de
matériaux médiocres (22)
pour la construction de la muraille pourrait expliquer la quasi-disparition
des remparts dans la ville actuelle. De plus, il ne semble pas qu'il y
ait eu de muraille sur les bords de l' Arros. Ici, les maisons confrontent
directement avec la rivière qui, il est vrai, constitue au levant
un très large fossé. Ne nous laissons pas égarer par
les nombreuses mentions de tours, fossés, murailles, portes, ni
par la description des fortifications que l'on trouve dans la « Chronique
» (23) de Dominique Vincent:
« L'enceinte de la ville fut fortifiée par d'épaisses
murailles qu'appuyaient en distance de grandes tours carrées dont
une subsiste et sert actuellement de prison ».
Comme de nombreuses
bastides de plaine, Plaisance était par son système défensif
médiocre et incomplet, plus apte à
repousser une bande de
pillards qu'une armée organisée. Celui-ci « assurait
la sécurité commerciale et rien de plus » (24).
Ainsi délimitée,
la ville se présente comme un pentagone irrégulier, peu étendu
(2 hectares 5) renfermant en 1725, une centaine de constructions (granges
et maisons).
Huit rues,
deux ruelles et trois places délimitent neuf îlots allongés,
de formes variées. Cependant', dans les deux parties de la ville,
de part et d'autre de la place à cornières on retrouve, parfois
diagonalement opposée, une certaine symétrie dans la forme
des îlots et le tracé des rues.
Les rues sont perpendiculaires
et de même largeur, excepté à l'Est, où elles
se transforment en ruelles. La forme triangulaire de la partie orientale
de la bastide a fortement marqué son plan au Levant
(25). Ici, l'étroitesse des rues explique la
construction de nombreux passages dont deux subsistent actuellement. lIs
relient les maisons aux granges ou ateliers riverains de la rivière(26)
Deux
places occupent la partie médiane de la ville. Coeur de la bastide,
la « Grande-place » (27)
de forme carrée est entourée d'une galerie couverte: la «
garlande » (28). On y accède
par quatre rues d'angle, dont les rues des deux portes et par la «
rue du Pont ». Un puits se trouve au Nord-Est, tandis que la halle
- s'il est vrai qu'à l'origine elle occupait le centre de la place
- a changé d'endroit. Le « Terrier de 1760 » mentionne
une « Place de la halle » (29)
fort exiguë, « ayant son entrée sous un couvert qui unit
la maison et la grange du sieur Magenc, apothicaire ». S'animant
pour les marchés bi-mensuels et pour les trois foires annuelles
(30),
la halle se trouvait dans l'actuelle « rue du Comm e », tout
près de la « Grande-place », à l'emplacement
de la droguerie Gérald.
Elle protégeait des intempéries les enfants abandonnés
qui y étaient exposés (31).
Sous les «
aubans » des maisons environnantes, marchands et paysans qui ne trouvaient
pas toujours de place sous la halle, présentaient leur marchandise.
Sur les bords de
la rivière, la petite « place du Pont », encore appelée
« place de la Ritourie » (32)
abritait la chapelle Saint Nicolas (33).
Porte de la Chapelle Saint-Nicolas (XVIesiècle)
Modeste édifice, annexe
de l'église paroissiale Sainte-Quitterie (34) qui se trouvait hors
les murs, elle jouait un rôle important dans la vie quotidienne des
Plaisantins. Elle possédait une horloge (35), les « fonts
baptismaux de la paroisse de tout temps » (36), était dotée
des autels des confréries Saint-Nicolas et Saint-Eutrope (37). Elle
contenait les sépultures des recteurs qui se faisaient enterrer
au «pied du sanctuaire » (38). Quelques familles bourgeoises
y avaient aussi leur tombeau ainsi que dans le minuscule cimetière
non clôturé qui la bordait au Nord (39). On y convoquait,
au son de la cloche, les assemblées générales de la
communauté. Par sa situation dans l'enceinte, la chapelle Saint-Nicolas
dont l'existence est attestée par un document du XV' siècle,
faisait fonction d'église paroissiale. Aussi, en 1780, quelques
notables s'efforcent-ils de faire accepter à une population dans
l'ensemble hostile, le transfert du service paroissial à Saint-Nicolas
(40).
Tout près de
la chapelle, dans la « rue Saint-Nicolas » se trouvait le presbytère.
La « maison commune
» mentionnée dans l'enquête paroissiale de 1783 n'a
pu être localisée. Occupe-t-elle le premier étage de
la halle comme dans les bastides voisines ? En 1783, la « maison
de ville » abrite l'école. Le régent, Paul Nouguez,
y apprend à lire pour 10 sols et à écrire pour 15
sols à une trentaine de garçons. Il reçoit pour gages
150 livres de la communauté et cinq sols de la paroisse lorsqu'il
chante à la messe (41). Deux ans auparavant, madame Jouangly a ouvert
une école pour les filles dans son domicile. Elle « n'a d'autre
rétribution que ce que les élèves lui donnent »
(42). La pension fondée, en 1774, dans la « rue de la Tour
» par Gaspard de Pages (43), correspondant de Voltaire, avocat en
Parlement semble avoir connu un succès éphémère
puisqu'elle n'est pas mentionnée dans l'enquête paroissiale.
Quelques noms de rues,
de maisons, deux ordonnances de police du XVIII' siècle évoquent
l'activité économique mais aussi l'insalubrité de
la ville.
La « rue Puante
» (44) conduit aux trois tanneries du NordEst
qui « confrontent avec l'Arros » (45).
Elles étaient là, toutes proches des « pelams »
du « barry debat ». Les tissiers, sergeurs, cardeurs assez
nombreux dans la « rue du portal dessus » et la « rue
Saint-Nicolas », à cause de la proximité du foulon
du « faubourg Sainte-Quitterie », empiétaient sur la
chaussée en y exposant leurs « lins, fils » (46).
Un nom de grange comme
au « grenier à foin » (47), la
présence de tas de fumier, de piles de bois, de charrettes, chars,
tombereaux qui embarrassent les places, rues et couverts (48)
montrent que la bastide était toute pénétrée
par les activités agricoles. Robins, marchands, artisans sont propriétaires
fonciers. Les moins fortunés possèdent quelques lopins de
terre: toujours un jardin, très souvent une vigne, parfois un labourable.
Les plus grosses « bordes » appartiennent généralement
aux avocats, négociants, chirurgiens. Elles témoignent de
l'importance de la propriété bourgeoise.
Les ordonnances
de police font allusion aux mauvais état et encombrement de la chaussée,
aux mauvaises odeurs échauffées en été, des
tas de fumier, des tanneries, des « latrines qui ont été
fabriquées sans leur donner l'issue et l'écoulement par les
canaux souterrains » (49). Pendant l'été
1740, « l'air est tellement infecté qu'on ne doute plus que
cette infection ne soit la cause principale d'un nombre infini de maladies
et de morts arrivés et qui subsistent encore » (50)
De telles conditions d'hygiène expliquent la propagation rapide
des maladies. En septembre et octobre 1774 (51), une
épidémie fauche une cinquantaine d'enfants, en dépit
des précautions prises pour éviter la contagion.

Plan de la Bastide de Plaisance du Gers
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1)
CURIE-SEIMBRES M.-A., Essai sur les villes tondées dans le Sud-Ouest
de la France aux XIII et XiVe siècles sous le nom générique
de bastides, Toulouse, Privat, 1880; Beresford M., New Towns ot tbe Middle
Ages. Town Plantation in England, Wales and Gascony, Londres, Lutterworth
Press, 1967 ; Higounet Ch., Nouvelle approche sur les bastides, dans
Urbanisme, 101, 1968 et
Les villeneuves de Piémont et les bastides de Gascogne, dans Comptes
rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1970. Sur
les bastides gersoises, cf. BAQUÉ Z., Des bordes aux bastides. Transformation
du peuplement gascon entre le XI Ie et XIVe siècles, dans B.S.A.G.,
XIe année, 1939, pp. 55-74 et LAVEDAN P. et HUGUENEY J., Bastides
du Gers, dans Congrès archéologique de France, 128e session,
1970, Gascogne, pp. 371-409.
(2) CURiE-SEiMBRES, op.
cit., p. 280. Le contrat de paréage a été publié
dans les Glanage de Larcher (tome V, p. 368) et
dans le tome VI (P. 223)
de l'Histoire de la Gascogne de J.-J. Monlezunportal de la ville du Nord
aux fossés de la ville » (Cadastre de 1760, f- 96)
(3) je prie M. l'abbé
G. LOUBÈs et MM. G. LAPLAGNE-BARRIS et J.-M. LASSURE de bien vouloir
accepter mes plus vifs remerciements pour leurs précieux renseignements.
4) Reconnaissances
fournies à MaÎtre Jean Manhan, conservateur du comte d'Armagnac
et à frère Raimond de Paissé "granger " de Montus,
abbé de la Case-Dieu, pour les biens situés dans la ville
de Plaisance et relevant en fief desdits comte et abbé, seigneurs
de ladite ville. (Archives départementales, A. 7).
(5) Galerie couverte qui
cerne une place dans les bastides.
(6) Cadastre de la Communauté
de Plaisance, 1725 (Retrouvé aux Archives municipales de Mont-d'Astarac).
(7) Cadastre de la Communauté
de Plaisance, 1760 (Archives départementales du Gers, C. 205).
(8) Livre des Charges et
Décharges, Mairie de Plaisance.
(9) Mairie de Plaisance.
10) Registre des délibérations
municipales, 1811-1830 (Mairie de Plaisance).
(11) En 1774, Plaisance
avait 958 habitants. C. 22.
(12) « Le sieur Pierre
Dufaur, bourgeois tient maison dans la ville, confronte du levant toussés,
midy Abadie et Grégoire
Marrens, couchant rue publique,
septentrion l'Eglise de ladite ville » (Cadastre de 1725, fo 38).
(13) « Laurent Voquier
possède maison dans la ville proche de la tour, confronte du levant
Jeanne Dartigues, midy foussés de
la ville... » (Cadastre
de 1725, f, 19).
(14) En 1766 « deux
portes étaient sur le point de crouler. Le couvert de l'une était
percé » (J. PANDELLÉ, Patrouille,
cbemins et allaires diverses,
Notes dactylographiées, non publiées, Archives du Presbytère,
Plaisance).
(15) « joseph Concaré
possède sa maison oÙ il habite dans la ville confronte du
levant au portal de la ville(...) du Nord aux fossés de la ville"
(cadastre de 1760,f°19
(16) Cadastre de 1725, (P
44).
(17) Le curé de Plaisance
déclare posséder « deux chambres de maison chimère,
l'une basse et l'autre haute appelée à la porte
neuve, confronte du levant
parus, du devant mon église SaintNicolas (...) du septentrion fleuve
l'Arros » (Archives des
Pyrénées
Atlantiques, B. 1060). « Le pont de l'Arros avait une porte qui en
défendait l'accès. La somme d'une livre est votée
pour la réparation
des cadenas » (J. J.Pandellé Notes).
(18) LAMAZOUADE J., La
peste à Plaisance en 1654, dans B.S.A.G., 1902, pp. 227-228.
(19) Registre des délibérations
municipales, 1790-1792 (séance du 13 mars 1791) (Mairie de Plaisance).
(20) La muraille est mentionnée
de nombreuses fois dans le document du XVe siècle. Me est évoquée
dans le Verbal de la
visite des villes et chasteaux
qui sont ès pays d' Armaignac, Comenge, Rivière-Verdun, Estarac,
Nébouzan, Gaure et Haute
Guyenne, tait pas le Sr
de Puységur, vissenechal desdits pays, commissayre à ce député
par Monseigneur le duc Despernon en
vertu de sa commission
du 12 octobre 1626, publié par, Carsalade du Pont J. (de), sous
le titre Les places fortes de la
Gascogne en 1626-1627,
dans Revue de Gascogne, XL, année, 1899, pp. 453-469 et 301-514
: « Les villes voisines de
ladite ville de Nogaro
sont Riscle, Barcelone, Plasence, Lou Houga, Aignan du domaine de Sa Majesté
toutes lesquelles sont enceintes de bonnes murailles avec tours et flan
».
(21) La carrière
de pierre est encore visible de nos jours dans le « quartier des
Contes ». « Pierre Castaignon Marmande
possède lande darré
lapeyrere confronte du levant pierre Abadie Lichot et des deux autres parts
aux vaquants de la communauté » (Cadastre de 1725, f. 95).
(22) Sur les fortifications
des bastides : Les bastides du Béarn de Lacoste C., dans Bulletin
de la Société des sciences, lettres
et arts de Pau, 4e série,
1971 et tout récemment Etude sur les fortifications de la bastide
de Mirande par M. DÉBATs, G.
LAPLAGNE-BARRIS et J.-M.
LASSURE, dans B.S.A.G., 21 trimestre 1975, pp. 113-134. Les auteurs notent
que beaucoup de bastides n'avaient pas d'enceinte en maçonnerie
et qu'elles étaient entourées d'une simple palissade de bois,
d'un talus, parfois même d'un simple fossé.
(23) Vincent D., Plaisance,
dans l'Opinion, n°s des 8 et Il avril 1843.
(24) BAQUÉ Z. op.
cit., p. 57.
(25) Le plan de la bastide
a été étudié par Lavedan P. et Hugueney J.
(Bastides du Gers
(26) « Monsieur Laurens
Dufau tient maison et place dans la ville confronte du levant et couchant
Rue publique midy le sieur
jean Bertrand Saint-Pierre
Lafeuillade et passage dudit Lafeuillade septentrion Monsieur Deveaux...
» (Cadastre de 1725, f- 13, v°)
(27) « La Grande
place située au milieu de l'enclos de la ville, entourée
d'aubans qui ne sont pas sujets aux tailles comme
servant pour l'utilité
publique dont la contenance est de quatre lattes » (Cadastre de 1760,
f° 298).
(28) « Les héritiers
de Maistre Jean Saint-Pierre docteur en médecine tiennent maisons
dans la ville confronte du levant rue
publique midy la garlande
de la ville... » (Cadastre de 1725, f° 44).
(29) « Plus une autre
place dans l'enclos de la ville ayant son entrée entre la maison
et la grange du Sieur Magenc sous un
couvert qui unit la maison
avec la grange à la largeur de 10 parus et aboutissant la dite place
sous les aubans de la maison des
héritiers du aie=
Dantin de la contenance de 1 latte 1 puignère et demie y compris
les aubans qui sont sur la rue qui sont du
levant au couchant. Lesdits
aubans ne sont pas compris dans le taillable servant pour l'utilité
publique ». (Cadastre de 1760, f° 298).
(30) « Il y a trois
foires l'année qui sont de peu de conséquence. La vente des
bestiaux en fait le principal objet. Il y a un
marché tous les
quinze jours où l'on vend quelque peu de grains et des oisons dans
la saison » (Etat Général de la Contenance
de l' Election dArmagnac
en l' Année 1741, Archives départementales, C. 76, no 280).
(31) Registres paroissiaux
(Naissance du 29 décembre 1785) (Archives départementales,
5E 508).
(32) « Plus une autre
place derrière l'Église Saint-Nicolas avec des aubans du
côté du Nord qui aboutissent au pont de la
rivière de l'Arros
de la Contenance d'une latte et deux puignères » (Cadastre
de 1760, f° 298).
(33) « La chapelle
Saint-Nicolas, située dans l'enclos de la ville confronte du levant
à l'Arros Nord place publique contient trois
pugnières et trois
quart » (Cadastre de 1760, f° 298).SECTION 3
(34) Enquête paroissiale
de 1783 (Bibliothèque municipale de Tarbes).
(35) PANDELLE J., Notes.
(36 et 37) Enquête
paroissiale de 1783.
(38) Notes de Monsieur Coudeville.
(39 et 40) PANDELLÉ
J., Nos églises, dans Au til de l'Arros, Bulletin paroissial, avril
1966.
(41 et 42) Enquête
paroissiale de 1783.
(43) En 1774, le sieur Pages
achète une maison dans la « tue de la Tour » (Livre
des Charges et Décharges de la
Communauté, f°
47). Les registres paroissiaux portent l'indication suivante : «
Le 20 août 1774 est décédé Thibaud de
Castelnau de Mongaillard,
âge de 8 ans, reçu chevalier de Malte, domicilié d'Aire,
étudiant chez le Sieur Pages et a été enseveli
au pied de la Grande Croix
à Sainte-Quitterie ». Membre de l'Académie de Pau,
Gaspard de Pages envoya à Voltaire une
traduction du Paradis perdu
de Milton. Voltaire annota le manuscrit et le renvoya à l'auteur.
Eglée Pages, figée de 12 ans
adressa au « Patriarche
de Ferney » un poème pour ses 80 ans. Voltaire lui dédia
un poème qui fut publié dans les OEuvres
complètes de Voltaire
(Edition Armand Aubrée, 1823, lie volume, Poésies légères,
chapitre 222, p, 54). Ces renseignements
m'ont été
communiqués par M. M. C. Coudeville et J. Lirou, de Plaisance, qui
voudront bien trouver ici tous mes remerciements.
(44) La « rue Puante
» est mentionnée dans les registres d'Etat Civil (1792-1793)
(Mairie de
Plaisance)
(45) En 1760, Maurice Rosapelly
marchand corroyeur, Dominique Saint-Pierre avocat en parlement et Jean
Verdier Pomiro
marchand corroyeur tiennent
factures de tannerie et pelain dans l'enclos de la ville. (Cadastre de
1760, f° 58, 13, 94).
(46) Registre des délibérations
municipales, 1790-1792 (séance du 11 août 1792).
47) Livre des Charges et
Décharges,
f° 71
(48 et 50) Ordonnance de
Police du 18 mars 1740 (Archives départementales, C. 572).
(49) Registre des délibérations
municipales, séance du 11 août 1792.
(51) Registres paroissiaux
: Sépultures de l'année 1774.
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